Temoinages
Les actions menées par Feedback Madagascar apportent des changements sur plusieurs plans dans la vie de nos partenaires. Cette rubrique vous permet de découvrir l’expérience de quelques-unes des personnes concernées. Afin de vous présenter toujours plus de « Témoignages », cette section de notre site est mise à jour régulièrement.
Nom : Marie Dety
Age : la vingtaine...
Métier : femme au foyer / mère / employée agricole (exerce dans les champs)
Religion : aucune
Situation familial : mariée
Nombre d’enfants : 3
Nombre de personnes à charge : 3 ou 4 si on compte mon mari…
Nombre de membres du foyer : 8
Adresse : Tsararno
Distance la séparant de la route la plus proche : 20 km
Type de soutien reçu : je réside au village de Tsararno avec mon mari et mes trois enfants : un petit garçon de 10 ans et deux petites filles de 7 et 2 ans. Mon mari est né dans ce village et nous y avons emménagé après notre mariage. Le nom de notre village signifie « bonne eau » et se trouve près d’une rivière. Malheureusement, l’eau à laquelle nous avons accès n’est pas particulièrement bonne, ou propre. Nos aînés vont à l’école du village, qui fut construite avec l’aide des associations Ny Tanintsika et Feedback Madagascar. C’est plus qu’une école car le bâtiment comprend un système de captage d’eau de pluie, ce qui nous permet d’avoir accès à une eau de bonne qualité, ce qui manquait à notre village malgré son nom…
J’ai donné naissance à tous mes enfants ici au village grâce à une accoucheuse traditionnelle, qui est également…ma mère ! Elle a suivi toutes les formations nécessaires avec les associations Ny Tanintsika et Feedback Madagascar. En tant qu’accoucheuse traditionnelle, son rôle est aussi d’encourager les femmes enceintes à se présenter aux visites prénatales, afin qu’elles puissent subir un dépistage médical et vérifier l’absence de complications durant leur grossesse. J’ai beaucoup bénéficié de ce suivi, et j’ai apprécié que l’on puisse m’encourager et me guider durant une période qui peut se révéler difficile. J’ai eu quatre visites prénatales au centre médical de ma région, qui se trouve à environ deux heures de marche. Pendant ces visites, j’ai pu parler des choix qui m’étaient offerts concernant ma famille à venir dans le cadre du planning familial. Bien sûr, nous vivions trop loin du centre médical pour que je puisse bénéficier de soins lors de mon accouchement : impossible de parcourir une telle distance lorsqu’on est sur le point d’accoucher. Ha-ha-ha…quel drôle d’idée ! En tant qu’accoucheuse traditionnelle, ma mère m’a apporté une assistance inestimable : elle assure non seulement une naissance en toute sécurité, mais aussi la survie de la mère. Donner naissance est désormais bien plus sûr dans mon village. Je pense que « trois enfants c’est suffisant ». Je ne désire pas agrandir ma famille et utilise un moyen de contraception sûr dont j’ai entendu parler grâce à l’accoucheuse traditionnelle !
Effets : ma mère a suivi une formation qu’elle a ensuite partagée avec moi, sa fille, mais aussi avec plusieurs autres femmes enceintes au village. Cette formation m’a fait prendre conscience de l’importance d’un apport de soins en période prénatale, et du suivi apporté par le planning familial. Sans cette aide nous serions vraiment perdus dans notre village isolé. Sans elle nous ne pourrions recevoir ni information ni soin médicaux. Le bâtiment et les équipements qui nous ont permis d’ouvrir une école sont désormais à la disposition de nombreux élèves, et constituent aussi une source d’eau potable.
Nom : Sally Watts
Age : 49 ans
Métier : infirmière
Pays de résidence habituelle : Angleterre
Historique de sa collaboration avec Ny Tanintsika et Feedback Madagascar : j’ai entendu parler de l’association Feedback Madagascar par l’intermédiaire d’un « ami d’un ami ». J’ai ensuite pris contact avec Sam (Cameron), basé à l’antenne de Fianarantsoa, afin d’obtenir plus d’informations sur les missions de bénévolat. Nous avons communiqué par emails, et, en raison de petits contretemps habituels que nous impose la vie moderne, je suis arrivée sur place deux ans plus tard !
Etant infirmière de vocation, j’avais naturellement à l’idée de me consacrer à un projet orienté vers la santé publique. Nous avons alors examiné les options qui s’offraient à nous, et décidâmes qu’il serait judicieux d’évaluer l’efficacité de la formation d’accoucheuse traditionnelle fournie par les associations Ny Tanintsika et Feedback Madagascar. Une évaluation avait été menée en 2001, et il semblait nécessaire d’effectuer un nouveau rapport, compte tenu de directives gouvernementales récentes encourageant les femmes enceintes à donner naissance en centre médical afin qu’elles puissent bénéficier de soins adaptés. La barrière de la langue serait mon obstacle majeur, alors « j’engageai » une interprète, Margot, qui avait déjà participé à plusieurs projets de Ny Tanintsika et Feedback Madagascar et connaissait quelques-uns des villages faisant partie de notre itinéraire. Elle m’a beaucoup appris sur le Madagascar (c’était mon premier séjour sur l’île) et m’enseigna quelques mots de malgache, ce qui contribua à rendre notre expédition bien plus aisée et intéressante.
J’ai loué une chambre à Fianarantsoa afin d’avoir un pied-à-terre, pour une durée d’un mois. Nous fîmes deux voyages de cinq jours durant lesquels nous avons séjourné dans les villages et avons conduit nos entretiens. Entre deux voyages, je passais la plupart de mes journées dans les antennes de Feedback Madagascar, ou bien j’en profitais pour revoir mes notes au cyber café, etc.
Nous avons séjourné dans les régions d’Ikonga et Ambalavao. Notre visite à Ambalavao fut la plus difficile étant donné que la récolte de riz venait de débuter et l’accès au village était restreint exclusivement à la voie piétonne. Bien que je sois en bonne forme physique, j’ai eu du mal à surmonter nos rudes heures de marche le long de chemins étroits, contournant les monticules de rizon sous un soleil cuisant. Les villages dans lesquels nous nous sommes rendues étaient isolés, et nous n’avions aucun moyen de contact à disposition pour prévenir de notre visite. A notre arrivée, on nous annonçait parfois que l’accoucheuse traditionnelle demeurait dans les champs durant la période de récolte. Ceci dit, j’ai beaucoup aimé nos randonnées à pied : je me rappelle voir la récolte du riz, et notre arrivée dans les villages lorsque tous les habitants venaient nous accueillir.
Durant nos visites, nous avons dialogué avec les accoucheuses traditionnelles, les sages-femmes, les médecins et médecins directeurs, et visité les centres médicaux. Je me suis rendue dans de nombreux pays en voie de développement et j’ai fait le constat de bien des locaux médicaux inadéquats, où l’on n’a pas accès aux équipements de base que nous considérons aujourd’hui comme acquis dans les pays industrialisés. Une nouvelle paire de gant pour chaque patient ? Ici on lave les gants après chaque utilisation et on les fait sécher sur un fil à linge improvisé. Aucune armoire médicale qui puisse garantir un accès aisé au matériel de soin et médicaments. On compte une seule personne ayant suivi une formation médicale, une infirmière ou un médecin, en charge des villages alentour 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Nous avons rencontré 29 accoucheuses traditionnelles. Nos entretiens ne furent presque jamais des face-à-face étant donné que la notion de vie privée était étrangère à la culture d’accueil. Nos entretiens se sont donc déroulés en groupe : à l’intérieur d’une hutte minuscule au milieu de bébés en pleurs, ou bien dans la boutique du village sous la présidence du maire, en compagnie de tous les villageois. Partout où nous allions nous étions les bienvenues, et les accoucheuses traditionnelles parlaient ouvertement de leur mission. Toutes sans exception exprimaient leur satisfaction quant à la formation qu’elles avaient reçue, et exhibaient leur certificat avec fierté. Bien sûr, nous avons constaté des problèmes récurrents, surtout en ce qui concerne l’équipement mis à disposition. J’ai pris note de ces difficultés et espère que l’on pourra y apporter une solution.
Au bout de trois semaines, j’avais rassemblé assez d’information pour présenter un rapport ainsi que mes recommendations. La prochaine étape consiste à se baser sur mon relevé d’informations afin de financer davantage de formationss : de nombreuses accoucheuses traditionnelles sont relativement âgées, et de nouvelles villageoises désirant prendre la relève devront être formées. Mon rapport parvient aux conclusions suivantes : malgré les directives gouvernementales encourageant les femmes enceintes à accoucher en centre médical, la présence d’accoucheuses traditionnelles est toujours nécessaire dans les villages isolés. J’ai pris note de la difficulté à se déplacer/marcher où que ce soit durant la saison des pluies, ainsi que la situation géographique de nombreux villages se trouvant à plusieurs kilomètres du centre médical le plus proche. De plus, je n’étais pas enceinte de 9 mois ! L’apport et le financement de formations d’accoucheuses traditionnelles permet aux femmes qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à un centre médical d’accoucher dans un encadrement plus sûr.
Comme dans la plupart des cas lorsqu’on travaille en tant que bénévole, l’aide que j’ai apportée à Feedback Madagascar m’a enrichie de manière équivalente sur le plan personnel. J’ai découvert un aspect de l’île de Madagascar que je n’aurais jamais soupçonné en tant que touriste. Grâce à l’aide de Margot, j’ai pu faire connaissance et dialoguer avec des villageois ; j’ai appris leur mode et conditions de vie, apprécié leur nourriture et leur hospitalité. En retour, mes hôtes semblaient heureux d’avoir l’opportunité de parler de leur travail et de leur vie, et ils ont beaucoup apprécié l’inévitable séance photo ! J’ai l’intention de garder contact avec les associations Feedback Madagascar et Ny Tanintsika, et compte faire mon possible pour trouver les moyens nécessaires à financer ce projet qui en vaut la peine.
Nom: Albert DELARY
Age: 45 (né en 1964)
Métier : : Fermier.
Rôle / responsabilités : Président de l’association de gestion forestière « Alampo ».
Religion : ne pratique pas la prière traditionnelle, croit en les ancêtres et en « ce qui est juste »
Situation familiale : marié
Nombre d’enfants : 8
Nombre de personnes à sa charge : 6 de ses enfants
Nombre de membres du foyer : 8
Adresse: Marohita, commune d’Ambatofotsy, district d’Ikongo, région de Vatovavy Fitovinany
Distance le séparant de la route la plus proche : 15 kms pour se rendre à Ambatofotsy (route d’Ifanadiana – Ikongo)
Historique de sa collaboration avec Ny Tanintsika et Feedback Madagascar : Je participe aux actions de Ny Tanintsika depuis 3 ans maintenant. J’ai débuté en tant que membre de la commission pour l’environnement du comité de développement des communes, où j’ai contribué à établir et atteindre les objectifs visés dans le cadre de l’action « Communes Championnes ». L’association de gestion forestière dont je fais partie a fait une demande de financement auprès de Ny Tanintsika, afin de mener à bien un projet permettant d’implanter l’élevage de poissons à échelle restreinte. Ce projet contribue à la protection de l’espace forestier. Nous disposons désormais d’un second financement assez modeste nous permettant de protéger notre forêt. D’autre part, j’ai pu suivre des formations visant à la maîtrise des techniques du relevé d’informations ainsi qu’au prélèvement de plantes, et ce dans le cadre de l’action menée par Feedback Madagascar et les Jardins Botaniques de Kew (Royaume-Uni), en faveur de la protection et de la réintroduction de l’igname. Plus récemment, j’ai aussi suivi une formation portant sur les techniques de culture de l’igname.
Type de soutien dont j’ai bénéficié : En plus d’un soutien financier destiné à favoriser les actions de notre association, j’ai pu développer une attitude écologique. J’ai aussi apprécié que l’on soit à l’écoute des problèmes rencontrés par notre association de gestion forestière, et je suis ravi d’avoir pu suivre des formations dans plusieurs domaines.
Effets :J e remarque l’influence positive des actions de Feedback Madagascar et Ny Tanintsika à la fois de manière directe et indirecte. Les conséquences visibles sont diverses et vont de la création d’étangs à poissons à la plantation d’arbres variés, en passant par l’introduction de surfaces réservées à la culture de l’igname. Je bénéficie d’autre part des conséquences de ces actions à un niveau personnel. Je suis plus conscient de mon influence sur l’environnement, et désormais je me conforme davantage aux recommandations en vigueur dans les domaines de l’agriculture et de l’environnement. Aujourd’hui, je sais comment faire face aux « ennemis » qui tentent de contrer les procédés de gestion forestière que j’ai récemment introduits et pour lesquels je suis responsable. Dorénavant, je réfère les contrevenants aux autorités locales, avec qui j’ai développé une forte collaboration dans la mesure où je ne crains pas de répercussion négative sur de la communauté. Notre association de gestion forestière a vu son effectif décupler. J’ai l’intention de poursuivre nos actions de protection, et veillerai à maintenir les effets positifs de nos efforts. Je surveillerai de près le développement de nos actions : les arbres que nous avons plantés, les poissons introduits dans nos étangs, ainsi que les ignames que nous avons semés, afin de toujours augmenter notre production. La forêt occupe une place capitale dans l’existence de notre communauté, et nous en sommes tous un peu plus conscients chaque jour. C’est pourquoi nous poursuivons notre recherche en quête de moyens de la protéger et de vivre en harmonie avec elle.
Nom: BAOMARISOA
Age: 43
Metier:
agricultrice (riz, manioc, légumes)
Religion: néopostolique
Situation familiale : célibataire (on a « volé » mon mari)
Nombre d’enfants: 5
Nombre de personnes à sa charge : 4
Nombre de membres du foyer : 5
Adresse: Androrangavola, commune d’Ambolomadinika, district d’Ikongo, région de Vatovavy Fitovinany.
Distance la séparant de la route la plus proche : sur la « route » entre Ikongo et Ifanirea (récemment remise en état), mais à 23 kms d’Ikongo.
Historique de sa collaboration avec Ny Tanintsika et Feedback Madagascar :cela fait un certain temps que je participe aux actions de Feedback Madagascar et Ny Tanintsika. Je soutiens ma commune en prenant part au planning familial où j’apporte aux autres informations et conseils, et je participe à une prévention active contre le SIDA, la tuberculose et autres maladies. J’assiste à toutes les réunions organisées dans ma commune, et en particulier aux sessions portant sur l’éducation sanitaire.
Type de soutien dont j’ai bénéficié : j’ai suivi le programme d’alphabétisation destiné aux adultes dans son intégralité, et j’ai réussi l’examen en fin de formation. J’ai été testée contre le SIDA (et suis négative).
Effets : je ne suis jamais allée à l’école lorsque j’étais enfant : j’ai grandi dans le village d’Ambatolampy et toutes les écoles étaient bien trop loin de chez moi. Aujourd’hui je sais lire et écrire. Je comprends les posters, brochures d’information et affiches, et ceci m’aide dans mon soutien actif des programmes d’éducation sanitaire dans ma commune. Je sais aussi compter et signer en mon nom. Récemment, j’ai joint une association gérée par un groupe de femmes à Ambolomadinika. J’y rencontre des habitantes venues d’autres villages, et au sein de l’association nous échangeons nos idées et créons des liens d’amitiés. Je suis heureuse de pouvoir bénéficier d’opportunités nouvelles, je me sens valorisée grâce à mon expérience d’apprentissage qui m’a permis de développer mes capacités d’échange par la communication. Je n’ai plus honte de mes lacunes et suis capable de suivre le programme scolaire de mes enfants
Nom: Denise Renko Bazazaha
Age:37
Metier: assistante auprès d’un enseignant de l’école gouvernementale de Tsianivoha.
Rôle / responsabilités : assistante de planning familial pour la communauté ; conseillère en matière d’éducation sanitaire ; anciennement, enseignante dans le cadre du programme d’alphabétisation destiné aux adultes.
Religion: protestante « FLM » (« Fiangonana Loterana Malagasy », Eglise Luthérienne de Madagascar)
Situation familiale : mariée
Nombre d’enfants: 3
Nombre de personnes à sa charge : 4
Nombre de membres du foyer : 4
Adresse:Tsianivoha, commune d’Ambolomadinika, district d’Ikongo, région de Vatovavy Fitovinany.
Distance la séparant de la route la plus proche : réside à 35 kms d’Ikongo.
Historique de sa collaboration avec Ny Tanintsika et Feedback Madagascar :je travaille en collaboration avec Ny Tanintsika et Feedback Madagascar depuis 2003. J’ai suivi plusieurs formations me préparant à assurer les rôles d’éducatrice sanitaire bénévole, d’assistante de planning familial, d’éducatrice assurant une sensibilisation à la tuberculose, et d’enseignante dans le cadre du programme d’alphabétisation destiné aux adultes.
Type de soutien dont j’ai bénéficié : apport de formations (sanitaire et autres), équipements et graines.
Effets : j’ai pu acquérir un grand nombre de connaissances dans mes domaines de formation. Les programmes d’information sanitaire on permis à ma commune ainsi qu’à moi-même de développer une attitude plus saine au quotidien. De nos jours, les femmes sont bien mieux informées des options à leur disposition lorsqu’elles sont en position de fonder une famille. On ne voit plus autant de femmes ayant des enfants les uns après les autres. Désormais, ma communauté est bien mieux informée dans de nombreux domaines grâce au programme d’alphabétisation. Nous avons mis nos forces en commun. Ensemble nous formons une équipe dont le but est d’améliorer les conditions de vie des habitants de notre village. Nous prenons tous part aux travaux pour la communauté. Certains se déplacent depuis leurs maisons dans les champs jusqu’au village afin de participer aux travaux pour la communauté. Maintenant, on me témoigne davantage de respect au village. D’ailleurs, certains refusent d’accomplir nos actions d’initiative locale si je ne leur en fais pas la demande moi-même.
Nom: Françoise Mampiveritsara
Age:50
Metier: agricultrice (anciennement : enseignante)
Rôle / responsabilités : assitante de planning familial pour la communauté ; conseillère en matière d’éducation sanitaire ; anciennement, enseignante dans le cadre du programme d’alphabétisation destiné aux adultes.
Religion: catholique
Situation familiale : célibataire
Nombre d’enfants: une fille
Nombre de personnes à sa charge : 2
Nombre de membres du foyer : 4
Adresse: Tsarakianja-sud, commune d’Ambolomadinika, district d’Ikongo, région de Vatovavy Fitovinany.
Distance la séparant de la route la plus proche : réside à 15 kms d’Ikongo.
Historique de sa collaboration avec Ny Tanintsika et Feedback Madagascar :je travaille en collaboration avec Ny Tanintsika et Feedback Madagascar depuis 2003. J’ai suivi plusieurs formations me préparant à assurer les rôles d’éducatrice sanitaire bénévole, d’assistante de planning familial, d’éducatrice assurant une sensibilisation à la tuberculose, et d’enseignante dans le cadre du programme d’alphabétisation destiné aux adultes.
Type de soutien dont j’ai bénéficié : apport de formations variées, d’équipements, et soutien constant.
Effets :j’ai constaté beaucoup de changements dans ma propre vie ainsi que dans celle de mon village. Auparavant, de nombreux habitants de mon village étaient atteints de maladies. Aujourd’hui, les villageois sont en meilleur santé. Le taux de naissance a diminué. Les habitants qui ont bénéficié de la présence du service de planning familial en font part aux autres, ce qui profite à la communauté. Nous disposons désormais de réserves d’eau et d’une école grâce aux actions de Ny Tanintsika et Feedback Madagascar, et une association de parents d’élèves a même entamé la construction d’une nouvelle école. J’ai arrêté d’enseigner la religion catholique depuis que l’on m’a annoncé ma mutation dans une école trop éloignée de ma communauté. J’apprécie de travailler en grande partie pour Ny Tanintsika : les actions que nous avons menées ont aidé ma communauté de bien des façons. De plus, j’ai même eu la chance de visiter l’hôtel Hilton en 2005 afin de participer à un atelier dans le cadre d’une formation, ce qui m’aurait été impossible sans l’association !