Revitaliser la sériciculture

 

La forêt, source de soie sauvage


Ce projet est un exemple parfait d’effort de préservation de la nature qui va de pair avec le développement. Il permet aux habitants de la région de gagner leur vie de manière substantielle grâce à l’exploitation du milieu forestier, et contribue ainsi à la préservation efficace de la forêt de tapia, endémique à l’île du Madagascar. Cette étendue boisée représente une portion préservée de la forêt vierge située en hautes terres. La population locale possède donc un intérêt tout particulier à préserver et replanter les arbres de la forêt.

Le maintien d’un environnement forestier sain assure la survie des cocons sauvages et le progrès du commerce séricicole. La forêt est l’habitat du papillon de soie sauvage, et ses cocons sont une denrée précieuse pour le tisseur de soie. Les cocons sauvages confèrent au milieu forestier plus de valeur que s’il était mutilé par la déforestation ou bien converti en champs de culture. La forêt est aussi source de bienfaits supplémentaires tels que divers fruits, remèdes, fourrage et bassins versants.

Au mois d’octobre de l’année dernière, dans le contexte d’une série documentaire en quatre parties sur l’île de Madagascar*, la chaîne britannique BBC ainsi que l’équipe menée par le journaliste David Attenborough ont filmé l’évolution de ce projet trois jours durant. Ce projet tenait place d’illustration d’une pratique exemplaire de préservation de la nature allant de pair avec le développement.

« J’espère que vous apprécierez ce programme sur le Madagascar ; je souhaite qu’il attire l’attention sur la remarquable faune sauvage de cette île, et sur les actions que […] vous et votre organisation menez afin de contribuer à la préservation de l’environnement malgache »

- Sir David Attenborough

Encore aujourd’hui, la déforestation, les feux de buissons et l’invasion du pin menacent une grande partie de la forêt de tapia. Ces éléments représentent un réel danger. Nous nous devons d’intensifier nos efforts : notre influence joue un rôle essentiel et doit contribuer à promouvoir et développer les activités séricicoles dans cette région endémique à Madagascar.

Le montant visé de notre appel de dons actuel est de £20.000 (environ 23.730€). Cette somme financerait la formation de 170 tisseuses de soie, et leur permettrait d’établir leur propre commerce séricicole. Ainsi, ces femmes pourraient gagner leur vie de manière substantielle : elles pourraient envoyer leurs enfants à l’école, et assurer la subsistance ainsi que la bonne santé de leurs familles. 30 000 arbres seraient aussi plantés, afin de renforcer et d’unifier les parcelles isolées de forêt. Cet effort contribuerait à la fois à la survie des habitants mais aussi de la faune malgache.

“Faire un don”
Aidez-nous à préserver la forêt de tapia, la sériciculture et les moyens d’existence de centaines d’habitants de la région.

Tous les dons perçus avant le 8 mars seront reversés vers notre tirage au sort pour vous permettre de gagner de la soie issue de la forêt malgache (« Forest Silk Prize Draw »), et il vous sera possible de remporter le fruit de notre projet pour la soie sauvage : une lamba (écharpe de soie malgache). Par ailleurs, si vous désirez apporter votre soutien en achetant une lamba, merci d’adresser vos emails à jamie@feedbackmadagsacar.org.

* La série documentaire « Madagascar » présentée par la BBC débutera le mercredi 9 février et sera diffusée sur la chaîne BBC2 à 20 heures. Notre association sera présente dans le 4ème épisode intitulé « Attenborough et l’œuf géant ».

Qu’est ce ?


A travers la dynamisation de la sériciculture au Madagascar, le projet soutien les groupes de femmes et les ménages dont l’action préserve la forêt de tapia. Nous menons notre action en offrant des formations aux tisseuses à tous les stades de la production de la soie : tout d’abord l’élevage des vers à soie, puis le filage, le tissage, et enfin le développement du commerce séricicole menant à la fabrication d’écharpes et de tissus. Nous assurons aussi la formation des ménages qui préservent la forêt, à travers un enseignement des meilleures pratiques de sauvegarde et de gestion de l’environnement forestier, ainsi que des techniques nécessaires à la création d’un système de reproduction optimal pour le ver à soie sauvage. La mise en pratique de ces techniques contribue à l’augmentation et la sécurisation des revenus générés par ce secteur d’activité.

Pourquoi


La production de la soie est longtemps restée une activité traditionnelle du Madagascar, mais de nombreux facteurs ont contribué au délaissement progressif de cette activité vers la fin du XXème siècle. Par conséquent, les vers à soie sauvage ont disparu de bien des forêts de tapia, endémiques à Madagascar. Le marché séricicole connaît aujourd’hui une extension, et les communautés locales de la région peuvent ainsi connaître d'importants bénéfices économiques. C’est en continuant à protéger la réintroduction du ver à soie dans les forêts de tapia que nous nous engageons à lutter contre la pauvreté dans ces régions.

Résultats


Des tests menés sur le terrain ont démontré la possibilité d’une reforestation par la plantation d’arbres tapia, ce qui a encouragé les communautés locales à travailler en partenariat avec les associations Ny Tanintsika et Feedback Madagascar, dans le but de développer la sériciculture. En moyenne, nous produisons 50 tonnes de soie par an dans la région où nous concentrons notre effort. La soie ainsi produite est commercialisée au niveau local, mais aussi à l’échelle régionale et même internationale. Depuis que le projet a été lancé, nous avons augmenté de manière conséquente les revenus des 200 femmes et 800 ménages (21 communes) qui travaillent avec nous.